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Les Français et les soldes : une affaire qui dure

Qu’ils se déroulent en période d’euphorie ou après de longs mois marqués par les crises économiques ou sanitaires, les soldes constituent un rituel biannuel auquel une grande majorité de Français est très attachée. En novembre 2020, 72 % se déclaraient ainsi prêts à en profiter(1).

Revue de détails d’une pratique nationale dont la création remonte au XIXe siècle, et qui n’a visiblement pas fini de nous animer.

 

A l’origine

Simon Mannoury est le grand visionnaire à qui nous devons (notamment) l’invention des soldes. Originaire de Normandie, l’homme d’affaires arrive à Paris dans les années 1830, et installe à l’angle des rues du Bac et de l’Université, une boutique d’étoffes et de confection, « Le petit Saint Thomas ». Au fil des années, porté par une époque qui voit peu à peu se développer les « magasins de nouveautés » (les futurs « grands magasins »), le créatif s’amuse à bousculer les usages et les expériences au sein de son commerce. A l’intérieur du « petit Saint Thomas », les clients peuvent circuler librement dans les rayons, toucher les articles sans avoir l’obligation de les acheter, comparer les prix des produits, qui, pour la première fois, sont affichés sur les étiquettes, et revenir se faire rembourser s’ils changent d’avis. Une véritable révolution ! Il se dit même que l’homme, aussi sémillant que farfelu, aurait eu l’idée d’acheter un âne pour offrir des tours de manège aux enfants dans son magasin. Porté par ses succès, « Le petit Saint Thomas » élargit son offre et propose de nouvelles gammes de produits, essentiellement dédiés aux femmes. Certains trouvent un écho immédiat, d’autres finissent par s’entasser durant des mois dans les rayons. Simon Mannoury réfléchit au moyen d’y remédier. Il imagine que baisser le prix de ses invendus lui permettra d’écouler ses stocks et de mieux accueillir les nouveautés. Pari réussi, le succès est immédiat. Et c’est ainsi que les soldes voient le jour.

 

Bon à savoir

Quand Simon Mannoury ferme « Le petit Saint Thomas » en 1948, l’un de ses jeunes employés, Aristide Boucicaut retrouve du travail dans une mercerie située à quelques pas de là, qu’il finit par racheter avec son épouse, et c’est ensemble qu’ils fondent le Bon Marché, grand magasin parisien de la rive gauche.

 

Une pratique progressivement encadrée

Pendant longtemps, les commerçants soldent leurs fins de séries et articles passés de mode dès qu’ils le souhaitent, aux conditions qu’ils fixent et ce, tout au long de l’année. Mais devant la multiplication des ventes au déballage, le législateur décide en 1906 de légiférer, pour encadrer une activité commerciale devenue débordante. La loi relative aux ventes de marchandises neuves prévoit que les soldes ne peuvent être réalisés qu’au cours de deux périodes par année civile et limite ainsi les opérations aux soldes d’hiver et soldes d’été. En 1962, une nouvelle loi vient apporter des précisions. Mais les abus persistent. C’est finalement en 1996 qu’une loi désormais intégrée au Code de commerce fixe un cadre contraignant aux commerçants.

 

Des obligations strictes imposées aux commerçants

Par nature, les soldes constituent une exception à l’interdiction de revente à perte. C’est pourquoi un certain nombre d’obligations destinées à protéger les consommateurs doivent être observées. A défaut, les commerçants encourent des amendes élevées.

Pour être conformes aux exigences légales :

Un article soldé bénéficie des mêmes garanties en matière de défauts de fabrication non apparents ou de service après-vente que tout autre article. En conséquence, en cas de vice caché, le vendeur est tenu de remplacer l'article ou de le rembourser. En revanche, si le produit ne convient plus à son acquéreur pour une raison quelconque mais que le produit est exempt de vices, le commerçant n'est pas juridiquement tenu de procéder à l’échange ou au remboursement. Attention, cette règle n’est applicable qu’à la condition que le commerçant n’ait pas fait publicité, soit sous forme d'affichage dans le magasin, soit sur les tickets de caisse ou sur d'autres supports de la possibilité d’échanger un produit ou de se faire rembourser.

Concernant les achats à distance, la réglementation est identique aux achats en points de vente, à la différence près que les clients disposent d’un délai de rétractation, variable selon la nature de l’achat.

 

Durée et dates des soldes

Chaque année, après consultation des organismes professionnels et de consommateurs, les préfets fixent les dates des soldes dans chaque département. Des dérogations sont souvent accordées à certaines zones touristiques, balnéaires ou frontalières afin de permettre aux commerçants de bénéficier de l’arrivée de consommateurs saisonniers. Depuis la loi Pacte(2), les périodes de soldes ne s’étalent plus désormais que sur quatre semaines (six, précédemment).

 

L’évolution des comportements et usages de consommation

De nouveaux et nombreux paramètres influent sur les habitudes de « consommation des soldes » : moindres déplacements en points de vente, mise en place du click&collect, déploiement d’expériences plus intuitives d’achat en ligne, nouvel arbitrage des priorités, tendance au recyclage…

Une étude(3) menée il y a quelques mois par une société française spécialisée dans l'analyse des datas en temps réel révèle de nouveaux comportements face aux soldes :

 

L’achat en ligne privilégié

50 % des Français interrogés déclarent privilégier les soldes sur internet, par précaution sanitaire. Ce premier chiffre montre la nécessité pour les magasins de proposer une alternative digitale à l’achat en point de vente.

 

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Un panier moyen autour de 200 euros

Tous canaux confondus (achat en magasin, vente à distance, achat en ligne), 25 % des Français interrogés ont l’intention de dépenser moins de 100 euros dans des produits soldés ; 35 % estiment le montant de leurs achats en période de soldes compris entre 100 et 200 euros ; 26 % des personnes interrogées envisagent de dépenser jusqu’à 400 euros dans le cadre des soldes d’hiver. Et ils sont un tiers des répondants à déclarer attendre la 2nde démarque pour profiter de réductions plus importantes.

 

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Les secteurs habillement, sport, et high-tech, en priorité

Malgré le ralentissement des activités sociales pour cause de pandémie, et une augmentation de la fréquence de télétravail, 83% des répondants souhaitent acheter en priorité des produits d’habillement : vêtements, chaussures, accessoires. 44 % d’entre eux privilégient l’achat d’articles de sport, et 38 %, des produits de high-tech.

Les soldes d’hiver 2022 débutent le mercredi 12 janvier 2022 et durent quatre semaines pour se terminer le 8 février 2022. La période de repérage peut commencer.

 

 

(1) https://www.ey.com/fr_fr/news/2020/11/future-consumer-index-5

(2) Loi relative à la croissance et à la transformation des entreprises dite Loi Pacte (22 mai 2019)

(3) https://www.e-marketing.fr/Thematique/retail-1095/Breves/Soldes-hiver-chiffres-connaitre-356739.htm# 
Sondage effectué en ligne par Diffusis France pour Eulerian entre le 13 et le 17 janvier 2021 auprès d'un échantillon de 1205 personnes représentatif de la population nationale française selon la méthode des quotas

 

 

 

 

 

 

 

 

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